La Fluorisation
Dans le domaine de l’activation des surfaces polymères qui posent des problèmes d’adhérence de vernis ou de collage, l’IFAM ne se sert pas seulement de la technique du plasma à basse pression ou à pression atmosphérique mais aussi de la nommée fluorisation.
Au cours du processus fortement exothermique de la fluorisation, des atomes d’hydrogène dans les couches extérieures du polymères sont substitués par des atomes de fluor. Ce procédé travaille avec des concentrations de fluor d’un petit pourcentage dans une atmosphère azotée ou dans un mélange gazeux d’azote et d’oxygène. Il se déroule d’une façon reproductible à température ambiante et sans que les chaînes de carbone se décomposent .
En exposant par exemple du polypropylène quelques minutes à ce traitement de fluorisation, on obtient la substitution de la quasi-moitié des atomes d’hydrogène disponibles dans la couche superficielle qui a une épaisseur de quelques dizaines de nanomètres.
L’effet d’activation résulte du fait que la substitution d’une part des atomes d’hydrogène par des atomes de fluor génère des dipôles dans le polymère. L’énergie superficielle ainsi augmentée amène une mouillabilité améliorée. De plus, cette surface offre une multitude de points d’adhésion auxquels l’adhésif peut se fixer au moins par une interaction dipolaire.
Au cas de la fluorisation, l’activation de la surface a une haute stabilitié à long terme. Ce caractéristique est dû à la profondeur de pénétration de la réaction. Par ceci, on empêche des rotations des segments de chaînes au dessous de la température d’amollissement. Ces rotations entraîneraient un emboutissage de la partie la plus activée dans l’intérieur du polymère, un effet qui détruirait l’activation de la surface.
Lorsque le procédé de fluorisation se déroule en présence d’oxygène (une concentration résiduelle dans le réacteur respectivement l’utilisation d’un mélange gazeux d’azote, de fluor et d’oxygène), des atomes d’oxygène sont insérés et on y parle donc -d’une oxifluorisation. Ainsi se forment des groupes carboxyles et d’acides fluorurés qui offrent des points d’adhésion additionels aux composants réactifs de l’adhésif et qui amènent en même temps des caractéristiques améliorés du collage respectivement du vernissage.
La fluorisation à phase gazeuse peut être utilisée comme méthode « in-line » ou « off-line ». Les deux possibilités sont mise en oeuvre industriellement et font leurs preuves dans une multitude d’applications.
Dans le domaine du transfert de technologie, l’IFAM se considère comme prestataire de services en offrant ses ressources afin de travailler sur les problèmes industriels mentionnés ci-dessus jusqu’à la réalisation en série. Notre service comprend la consultation, le développement des procédés, l’échantillonnage et la mise en place industrielle par des installations pilotes.
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